Ce que la frénésie des Raptors peut nous enseigner au sujet de la détérioration de la crise de la sécurité routière dans les rues de Toronto

Ce que la frénésie des Raptors peut nous enseigner au sujet de la détérioration de la crise de la sécurité routière dans les rues de Toronto

« La publication de statistiques sinistres devrait être un catalyseur pour nous unir en tant que ville », écrit Donna Ince

OPINION, LE 23 JUIN 2019, DONNA INCE   TORONTO.COM

 

Si la frénésie des Raptors nous a enseigné quelque chose au sujet de la Ville de Toronto, c’est que nous sommes tous capables de travailler ensemble pour appuyer un grand objectif. Alors pourquoi échouons-nous lorsque les enjeux sont encore plus élevés?

L’an dernier, Toronto a enregistré sa pire année en ce qui concerne le nombre de blessures graves et de décès dans les rues.

Et maintenant, au milieu de l’année 2019, la situation n’est guère mieux.

La rage au volant dans la ville de Toronto demeure à un niveau inégalé. Selon le sondage TrêveRoutière commandé par la société d’assurance la RSA du Canada, plus de 85 % des usagers de la route de la région du Grand Toronto qui marchent ou font du vélo sont tous d’accord pour dire que c’est un problème grave.

Le problème de l’insécurité dans les rues de notre ville ne cesse de s’aggraver.

Ces statistiques sinistres devraient être un catalyseur pour nous unir en tant que ville. Il ne tient qu’à nous tous de rendre nos routes plus sûres, une fois pour toutes.

Une sensibilisation insuffisante aux pratiques sécuritaires et aux mauvais comportements sur la route aggrave le problème. Cela engendre plus de stress et d’anxiété dans nos rues, créant un cercle vicieux qui perpétue une hausse de l’incivisme et des tragédies évitables.

Bien que d'importants travaux soient en cours à l’échelle municipale avec Vision Zéro 2.0, la majorité des habitants de la région du Grand Toronto admettent qu'ils ne sont tout simplement pas assez au courant des mesures prises par la ville.

En fait, 51 % des cyclistes (soit une augmentation de 3 % par rapport à 2018), 20 % des conducteurs et 19 % des piétons ne se sentent toujours pas en sécurité dans les rues de la région du Grand Toronto.

Il y a beaucoup trop de lacunes en ce qui concerne les solutions à court terme, mais le mouvement TrêveRoutière espère y remédier.

Grâce à TrêveRoutière, nous voulons améliorer la compréhension du travail important réalisé par la ville et par des organisations indépendantes, afin d’encourager les habitants de la région du Grand Toronto à s’engager personnellement à contribuer pour rendre nos rues plus sûres pour tous.

Sans l’action et l’engagement de chacun d’entre nous — par la conception et le changement des comportements — des centaines d’autres Torontois risquent d’être gravement blessés ou de perdre la vie dans nos rues.

À l’aube de la deuxième moitié de l’année, engageons-nous envers nos frères, nos sœurs, nos partenaires, nos amis, nos parents, nos enfants ou toute autre personne importante à nos yeux, à faire mieux sans tarder. C’est un bon début.

Vous pouvez aussi participer à TrêveRoutière à l’occasion des événements de la ville tout au long de l’été et vous engager à devenir un meilleur usager des routes en visitant le site www.truceto.com/fr.

 

Donna Ince est la vice-présidente principale de l’assurance des particuliers à la RSA du Canada.

 

 

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